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galuchat

LE GALUCHAT

le "chien de mer" (dogfish chez les anglais) était utilisé par les ébénistes et luthiers comme papier à poncer !
Rien d'étonnant d'ailleurs, si l'on observe la rugosité de celle-ci :
Mais pas seulement comme papier à poncer.... la peau de la roussette était aussi utiliser en gainerie sous le terme de "galuchat" :
L'utilisation de peaux de poisson en gainerie est très ancienne.
C'est en Extrême-Orient qu'on trouve les premiers objets gainés de peaux de poissons : dès le VIIIème siècle au Japon (fourreaux et poignées de sabres...).

L'origine du mot "galuchat" remonte, en fait, au XVIIIe siècle. C'est le nom du premier artisan qui, en occident, a su travailler le cuir de roussette et de raie. Jean-Claude Galluchat ( avec deux "l") était l'artisan Maître-gainier du roi Louis XV... ou plutôt de la marquise de Pompadour "qui ne passait pas une semaine sans qu'elle n'achetât un petit objet qui était souvent du galuchat".
Cet artisan fit tellement référence à son époque en habillant de cette peau de poisson les objets les plus rares (coffres, malles, poignées d'épées, etc.) que le nom propre devint éponyme de la matière.
Au séchage, la peau de la petite roussette se réduit considérablement, c'est pour cette raison qu'elle était appelée "peau de chagrin" d'où l'expression "se réduire comme une peau de chagrin" !

A en croire la chanson, c'est cette peau de poisson qu'une jeune fille aurait vendue aux ébénistes et artisans parisiens du Faubourg Saint-Antoine, vers la Bastille. Cette jeune fille si douce et si gentille s'appelait Nini mais du fait son métier tout le monde la surnommait "Nini-peau-de-chien"

 
 
 
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